mercredi, juin 22, 2011

hair mais noeud tique de l'entre-prise (titre doux-t-oeuf)

j'ai passé la soirée à essayer de faire cuire trois rolys polys à la fraise, avec un four qui avait rendu l'âme. toute tentative de le ranimer vaine, les rolys polys pas cuits à l'abandon, je cherchais un moyen de rattraper la cause, on cherche toujours comment arranger les choses, enfin, moi, je passe mon temps à arranger les choses que j'ai dérangées, je suis un peu dérangée, mais les choses sont rangées.

tous les quinze jours, ça fait quinze jours, ce qui n'a pas été publié à la suite de ce qui précède, j'ai écrit la suite, après la blanche, et les maux de ventre, descendus d'un coup plus bas, et un peu plus profonds, j'avais envie de revenir à moi, de reprendre, et, les mots, la limite d'un journal, j'ai repris et écrit, toute l'histoire, détaillée, un peu de douleur, de ferveur, et un pharmacien.

la semaine dernière, revenue en écriture, je me disais sois plus publique, j'ai écrit tout ça, intitulé "la sextite", assez danse, mon corps transi par quelque chose de plus fort que son inertie habituelle, et, immédiatement, comme une histoire, privée. c'était une cystite, mais plus sexe, enfin, je l'ai écrit, mais ensuite, pour le public, quelle idée de raconter une histoire aussi urticante, alors qu'il suffirait, on pouvait bien écrire des petites pensées plus fiables, des histoires tranquilles d'hommes et de femmes habiles de leurs pensées, j'avais le temps pour ça, mais pas l'envie, la sextite comme le flagrant caprice de ce qu'était ma vocation à écrire : une provocation peu commune, poste restante.

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