J'ai toujours rêvé d'être chanteuse de rap, au moins d'écrire, de cette musique, à cause des rimes, ça me rappelait un peu les poèmes du CM1 ou 2, quand on doit réciter et même composer, sauf que le rap, c'est un peu plus les voix des gens qu'on entend pas, pas forcément, le rap des années 90, j'étais rap il y a vingt ans, j'avais passé mon permis tard, et je roulais en écoutant IAM, j'étais même presque installée à Marseille, enfin, pas loin. Je faisais un boulot de merde, donc c'était parfait. Je ne me souviens pas si j'écrivais à cette époque-là, en dehors du cahier rouge, (et des lettres d'amour) je ne crois pas, je n'écrivais plus rien.
Je chantais dans la voiture blanche, j'adorais les accents, surtout les accents, c'était évidemment contraire au marketing, non ? tous ces accents, chantés, avec les rimes à balles (le rap, ça tire dans tous les sens). Aujourd'hui, quand on voit l'état de tout ce qui s'écoute, en grosse vente, je connais tellement rien en musique, le côté club de la musique, il faudrait un peu arrêter d'allumer la radio, mais je sais pas, la curiosité des musiques, je l'ai presque pas, j'écoute ce qu'écoute les gens que j'aime, plus ou moins, ça me suffit.
Si j'avais rappé, j'aurais bien sûr jamais pu rapper, bien que j'ai essayé une fois, et que c'était particulièrement difficile, j'avais l'impression de faire semblant de parler un peu trop comme quelqu'un qui n'aurait aucun mal à parler comme ça, mais que moi, j'avais pas de raison, c'est aussi une question de place.
Par contre, si je pouvais choisir qui re-devenir, comme ça (l'autre jour, en voiture, je me disais, la réincarnation, c'est pas terrible, en soi, et la vie, c'est limité, trop linéaire, ce qui serait bien, ce serait de pouvoir vivre sa vie dans le désordre, 90 ans, puis 17, je repasse à 50, avant les 32, tout dans le désordre, on profiterait mieux d'être vieux, voire même vraiment vieux, si on pouvait l'être quelques jours, avant de se réveiller avant, enfin, ça me paressait une bonne idée,) je me placerais quelque part à vingt ans à Marseille, et je serai peut-être même un garçon, ou alors une fille qui s'autoriserait un peu plus, à prendre la parole comme un garçon.
vendredi, août 12, 2011
dimanche, août 07, 2011
la tuile, un peu technique, à cause des échelles
Ambiance on part à la plage, en criant, tous, les parents, les gosses. T, trois ans : "maman je suis très fâché après toi", A, cinq ans, proteste. Les parents, on dit : taisez-vous, et puis, on y va, on s'installe, on s'immerge, à l'eau, et à l'huile, on mange des crêpes et des glaces, ça fait un peu famille du sud, le sang chaud, on ressemble plus à rien tellement on est bronzé.
On claque un peu les portes, les volets, avant de partir, on se charge, on a tout, mais on oublie aussi, deux trois choses, j'y retourne, la maison n'est pas loin de la plage, une fois ou deux, je rouvre la porte, c'est toujours pareil, parfois je passe un coup de fil, ou j'étends du linge, en même temps, j'ouvre, je fais plusieurs choses à la fois, je referme, c'est simple, c'est la maison prêtée, une porte serrure à l'envers, l'autre avec la moustiquaire recousue, la routine.
Sauf quand ça s'ouvre pas.
Là, je ne peux pas rentrer dans la maison.
Je retourne la clef, dans un sens, dans l'autre, le verrou est toujours à l'envers, et ça s'ouvre toujours pas. c'est une vieille porte, le pêne fonctionne, mais la clenche s'est décrochée, ça tourne dans le vide, je tire la chevillette mais la bobinette cherre pas.
Tout est calme.
Moi, moins.
La porte bloquée, plus moyen de la claquer ou de s'engueuler, tout le monde parti, aucun public, ni mouvement, j'essaie encore pas plus de cinq fois, peut-être trois, je comprends plus vite que tout, la poignée, quelle tuile.
Seule, tous les autres à la plage, avec la mission de rentrer dans la maison, mais pas par la porte. Toutes les fenêtres fermées, les volets tirés et tout. La tuile.
Je passe deux détails, pas une question de pipi, pour une fois, j'avais pas du tout envie de faire pipi, puis je me retrouve dans la cour, j'avais la clef de la cour. on pourrait toujours vivre un peu dans la cour, si la porte ne s'ouvrait plus.
Et puis, à force, la tuile, la tuile, je voyais la maison fermée de partout, je pouvais regarder par la fenêtre de la cour, comme elle était là, et bien fermée, aucune entrée, la tuile, mais une idée. Le vasistas dans le toit de la chambre des enfants. fermé, mais la vieille clenche qui bloque, peut-être juste poussé, peut-être ouvert. Restait à monter sur le toit.
Et là, comme dans les films, je vois devant moi, je n'y avais pas fait attention avant, dans la cour, deux échelles, accrochées, au milieu du reste, (il y a beaucoup de choses dans cette cour) si ça se trouve, les propriétaires, rentrent aussi chez eux par le toit, parfois.
L'auvent était baissé, pas possible de s'appuyer directement contre la terrasse du premier, mais une sorte de préau rudimentaire, il y avait ce préau, au dessus des armoires bateaux, en pente, pas franchement solide, je tente avec la première échelle, je tâte, ça a l'air d'aller, je hisse la deuxième, (il faut toujours avoir deux échelles à sa disposition), la pousse pour la glisser là-dessus, qu'elle retombe pas à cause de la pente, ça tient. Je passe mes jambes, l'une, puis l'autre, je me tiens à rien, mais ça va. Alors, je me mets debout, re-tire et re-hisse l'échelle jusqu'à la terrasse, installe le plus près possible du toit, ça a l'air assez haut, mais l'échelle se hisse pile. Je gravis.
J'y suis, ça a pris moins de dix minutes, je suis sur le toit, si le vasistas s'ouvre, est-ce que ça s'ouvre par l'extérieur, ces trucs-là ? Je marche debout sur le toit, il est pas tellement en pente, et j'ai la classe des grands jours, j'espère qu'on puisse me voir d'en bas, mais toujours personne. il fait trop chaud.
Je marche sur des tuiles, je sens, j'essaie d'à peine effleurer, parce que c'est juste posé, pas cloué ou collé, on pourrait pas vraiment courir, au risque de tout faire voler, quelques mètres, avant de m'accroupir, et de pousser un grand coup sur le panneau. la structure en acier est bouillante, j'ai un peu peur de me brûler les fesses, mais ça s'ouvre.
mardi, juillet 12, 2011
les anges passent entre les gouttes
Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron !
On mangeait des oeufs à la coque
Et du mouron !
Mes petites amoureuses
Arthur Rimbaud
Dans le genre liste d’appels à tous, j’avais envie d’une liste de quelques garçons que j'ai peu aimé, pas tous, comme ça, pour voir si je les ai oubliés, la plupart, ceux que j'ai le moins aimé, la liste de ceux qui n’ont pas compté, et en tout cas, j'ai complètement oublié comment je les ai aimés, pourquoi.
Toutes les petites histoires minuscules, elles sont un peu minuscules, le temps, des histoires d’une journée, ou deux, un peu plus, il y a eu quelques nuits, majeures, et des regards, mineurs.
L’innocence, et la fin, la beauté de toutes les petites gueules, et les limites du jeu.
Le premier, j'avais sept ans, je savais lire, je le trouvais beau. Il ne parlait presque pas, je l'ai toujours trouvé beau, mais j'étais trop timide pour le lui dire. C’était peut-être l'homme de ma vie, il était beau et doux, pas sûr. Un petit garçon sérieux. Je ne me souviens pas pendant combien d'années, dans la même classe. Peut-être quatre ans. Il n’est jamais venu jouer, je le croisais parfois, il arrivait à pieds par le même chemin improbable, je n’ai jamais su où il habitait. En dehors des heures à l’école, on a partagé un trottoir.
Le deuxième, il était encore plus beau. Mais il était prétentieux. Et j'étais encore plus timide. Parce que l'école était plus grande (un collège), et qu'il y avait des codes dits ou non-dits que je ne comprenais pas, pas tellement. Je ramais.
Notamment avec les garçons.
C’était le genre faux-blond, il avait dû être blond, petit, mais il avait grandi, les yeux encore bleu, et l’air tout le temps de s’en foutre de tout. Ça, c’était important.
Il m'avait regardé, un jour, j'attendais le bus, j'étais toujours toute seule, et lui jamais. Il était de l'autre côté de la rue, et il m'avait longuement regardée. C’était ça l'amour.
Le troisième, au troisième, ça commençait à démanger de dire ou faire quelque chose, si on pouvait dire ou faire quelque chose ensemble, j'imaginais bien quoi, j’étais en troisième, c'était le début de la série des Xavier, il y en a eu... plusieurs, je ne sais plus combien, mais au moins, ça simplifiait, si c'était un Xavier, c'était pour moi. Tandis que mon frère, c'était les Cécile.
Un Xavier, il avait une bouche si jeune, il ne savait pas faire grand-chose d'autre qu'ouvrir la bouche, mais je l'aimais bien, comme une grande sœur.
L’autre Xavier, il était vieux, c'était comme si les Xavier étaient toujours un peu anachroniques, pourquoi? Je ne sais pas.
le vieux Xavier savait tout faire, c'était sûr, mais moi rien, et j'avais prévu une date pour mon dépucelage, c'était trop tôt, je ne voulais pas trop tôt, j'avais peur d'être encore une enfant, je me disais, je ne vais pas être une femme comme ça, on ne peut pas devenir une femme n'importe comment, ce Xavier n'était pas l'homme de la situation, il m'aimait beaucoup trop, il avait un désir incommensurable de ma petite personne, il pouvait me donner la main pendant des heures, avec de plus en plus d'insistance, comme si j'étais capable de changer d'avis, il était un peu comme un chien fidèle.
Entre les Xaviers, il y avait quelques spécimens plus ou moins décidés, des après-midis de filles qui parlent des garçons, au café, des soirées entières sans premier pas, des baisers jamais donnés ou reçus, il suffisait que l’un ou l’autre se rebiffe, le hasard des baisers, il y avait autant de hasard que de baisers.
L’élu devait être un mauvais garçon, un beau mauvais garçon. Ça pour l'être, il l'était, parfaitement mauvais, je ne me souviens que de son regard, mais pas de son prénom. il m'a sûrement oubliée, et moi aussi, quasiment, c'était une nuit, dehors, il ne faisait pas froid, pourtant l'automne était bien avancé, je n’avais pas vraiment envie, une fois en place, la première fois, mais quand même un peu, que ce soit fait. C'était ça le plan, au cas où le plaisir se plante, autant que le reste, les autres détails, (le garçon, le décor,) qu'il reste quelque chose, je voulais que ça ressemble à quelque chose. Ça ressemblait à un plan, parfaitement exécuté. Après, c'était fait.
L'écriture, ça rameute, parfois. J'avais oublié le mauvais garçon, avant de commencer. J'avais oublié le suivant, dont je parlerais à peine, mais ça me revient. Il était anglais, c'était la chance d'avoir un vrai anglais sous la main, fan de Gainsbourg, un homme, qui me passait sur le corps, on était le couple Gainsbourg / Birkin à l'envers, il adorait ça, c'était comic, c'était strip, c'était sans issue. De retour à Oxford, il m'a écrit des lettres, mais pas de promesses, on n'avait pas envie de se revoir, parce qu'il était myope, il avait une drôle de tête sans ses lunettes, je me souviens bien de ses chaussures, d'un peu tout, ça me revient, presque son odeur, je n'aimais pas tellement son odeur, il habitait dans le lycée, sous les combles, c'était l'assistant d'anglais.
Je ne me posais pas la question est-ce que c'est le bon ? est-ce qu'il y en avait un qui serait mieux, ils étaient tous bien, et pas trop bien non plus, je n'aimais pas les trop bien, je collectionnais quelques losers pas magnifiques du tout, certains, un peu plus, mais en général, après le premier qui devait être beau, les autres ne devaient pas faire peur, et la beauté, ça fait peur.
L’un était tout petit, et amoureux d’une autre, puis de moi, il était sûrement amoureux de moi, mais il allait mieux avec l’autre, qui l'aimait, elle. (Pour faire simple.) Il était assez sexuel, c’était le seul avec qui on parlait de sexe, comme on aurait parlé cinéma ou ballades à vélo, les autres n’en parlaient pas (c’était le truc à faire, mais sans rien dire), lui parlait, et faisait, il avait des ambitions, il aimait l'expérimentation.
Les autres, après, c’était parti, c’était toujours discret, détourné, un peu aléatoire, j’avais fait une liste, à un moment, de tous ceux avec qui j’avais couché, puis perdu la liste, ou jeté, probablement jeté, je ne me souviens pas si c’était dix ou cinquante, moins de cinquante probablement, et plus que dix, ce qui ne veut rien dire sur le nombre de fois couchée, puisque le temps, passer du temps à coucher, ça se compte pas. Échapper à toute histoire de nombre en la matière, l’un en amenait un autre, il y en avait eu quelques-uns, les nuits d’amour étaient comme les copines qui passent sans prévenir, chaque nuit, chaque copine, c’était bien.
J’ai cherché sur internet une trace, qui pouvait bien avoir laissé une trace, apparemment personne, peut-être que l’un habite en Angleterre, et possède un profil linkedin, (pas l’assistant d’anglais), les autres sont complètement absents, à part, (mais est-ce lui ?) un qui se disait presque mort, et malade, dont un homonyme (lui ?) apparaît dans un blog consacré au grand-banditisme, sous l’identité d’un tueur de caïd, en 2000.
J’aurais pu être femme de bandit, c’était possible, le tueur était un garçon insaisissable, probablement mythomane, peut-être mourant, pas du tout un homme à femmes, il était jeune, et du genre en bande, on se voyait souvent avec au moins un autre garçon, ils portaient tous les deux des vestes à capuches, ils étaient là, on avait rendez-vous, ils n’avaient pas d’appartement, et à l’époque on ne pouvait pas se fliquer les uns les autres avec un portable, on n’avait pas non plus d’ordinateur, on se voyait et on se perdait si facilement. Avec lui, on était en coup de vent, j’aurais bien aimé le saisir un peu plus, j’avais un peu essayé, de tourner, de temps en temps, autour des endroits où je l’avais vu, ambiance modianesque, mais aussi, j’aimais bien qu’il file, il avait dit qu’il allait mourir, et j’avais vu la cicatrice dans son dos, il était particulièrement calme, il est peut-être mort.
Ces amours immatures se terminaient en un clin d’œil, il suffisait de quinze jours de vacances, d’un week-end sans se parler, et c’était fini. Je ne relançais jamais personne, il n’y avait pas vraiment d’histoire, et après toutes ces années, c’est trouver les mots, trouver les mots pour raconter des non-histoires, aux personnages disparus, tout est disparu, je me souviens bien des nuits, comment c’était, le léger hasard des fins de soirée, je ne cherchais personne, je regardais parfois, de loin, l’un, mais toujours de loin, si un autre s’approchait, parfois, souvent, ce n’était pas le bon qui voulait, ou je n’étais pas la bonne, il ne fallait pas trop se raconter d’histoires.
Raconter, ou pas, pas tout, cette histoire d’autofiction, si on raconte les riens, c'étaient des histoires de rien, mais aussi, le miroir, un peu, le miroir de chacun, ce qui a très peu eu lieu, les plus minuscules amours, revus et corrigés entre les lignes.
mercredi, juillet 06, 2011
à quatre mètres de haut, tu peux oublier le meurtre salvateur
y a le moustique qui me réveille toutes les nuits vers 4 heures, c'est surréaliste, les piqûres aux phalanges, on se croirait dans un film, avec moi à poil, em qui dort et se fait jamais piquer, et le héros, c'est le moustique.
il fait presque jour, à peine nuit, et la plupart du temps, trop chaud, je me lève pour déplacer les lourds rideaux de brocart, enfin, c'est pas vraiment du brocart, mais c'est lourd, et chamarré, il y a des animaux un peu dorés, sur un fond rouge, qui a pu choisir des rideaux pareils ? je ne sais pas, 4 mètres de rideaux rouges doublés, avec des espèces d'antilopes.
donc je suis crevée, par manque d'habitude de ne pas dormir, (à part l'été, il y a toujours une raison pour que ne pas bien dormir l'été).
je ne sais pas combien de moustiques, mais unis, en un, l'impression que c'est lui contre moi, toujours le même, il sait y faire avec moi, pour me réveiller, je dors, et il doit me réveiller, d'une piqûre, ou plus. La première nuit, une seule suffisait, mais les nuits se suivent, et plusieurs, je m'habitue, avant la troisième ou quatrième, je me retourne mais continue à dormir, le moustique revient, il repique, c'est à la surface, un point unique, par rapport à tout le reste de la peau, mais trop sensible, ce point veut qu'on le touche, comment expliquer l'envie de gratter, je refuse de me gratter, j'ai passé trop de temps à me gratter, pas cette année, cette année je suis capable de résister à tout,
j'ai même prévu une crème, sur la table de nuit, apaisante, enfin, c'est ce que ça promet, qui a la curieuse propriété de démanger pendant une vingtaine de minutes, démanger comme une nuée de piqûres, avant d'insensibiliser la zone. chaque fois, je me réveille vraiment, pendant la période de démangeaison.
je suis couchée, démangeante, le moustique complètement disparu, je n'entends plus rien, et il faut voir, c'est à chaque fois le choix, il faut choisir, se gratter ou pas, se gratter ou pas, se gratter ou pas, se gratter ou pas.
dimanche, juin 26, 2011
un pitch pour un truc genre percy machin, ou harry truc
quand je pense au moustique gavé qui se promène avec mon sang, je préférerai un truc à l'envers, qu'ils injectent, si j'étais un moustique, ou si j'écrivais une histoire avec des moustiques, je changerais ça, les moustiques injecteraient aux gens, toutes sortes de choses, des maladies, des amours, des tourments, des énergies renouvelables, ou pas.
le premier millier, personne saurait que c'est les moustiques, le deuxième, ça serait la panique, tout le monde aurait peur, le troisième, ça commencerait à s'organiser, élevages drosophiles, (les moustiques ne sont pas des drosophiles, mais je n'ai pas envie de vérifier ce qu'ils sont, exactement), tentative de manipulation génétique, afin de contrôler les impacts, genre commerce de moustique qui rendent amoureux, ou vengeance, chaque moustique approprié vendu sous cloche, à libérer.
La chute ?
L'EXTINCTION DE L’ESPÈCE, d'une espèce, en tout cas, quelque chose doit disparaître de ce monde, soit les moustiques, soit nous.
le premier millier, personne saurait que c'est les moustiques, le deuxième, ça serait la panique, tout le monde aurait peur, le troisième, ça commencerait à s'organiser, élevages drosophiles, (les moustiques ne sont pas des drosophiles, mais je n'ai pas envie de vérifier ce qu'ils sont, exactement), tentative de manipulation génétique, afin de contrôler les impacts, genre commerce de moustique qui rendent amoureux, ou vengeance, chaque moustique approprié vendu sous cloche, à libérer.
La chute ?
L'EXTINCTION DE L’ESPÈCE, d'une espèce, en tout cas, quelque chose doit disparaître de ce monde, soit les moustiques, soit nous.
la pompeuse aux pieds nus
comme tous les ans, les moustiques adorent ma peau, cette année, juste avant les phalanges des doigts ou des orteils, à l'endroit où il y a le moins de peau, c'est une erreur de piquer là, pour le sang, y en a pas, ou peu, mais ils piquent.
ce soir, un peu solennel, enfin pompeuse, à défaut d'être pompette, je me dis je vais écrire quelque chose, assise, le noir, pas de noir, l'écran allumé, je lis, il y a tout le temps des choses à lire sur internet, je vois ma tête sur des photos, pas trop, j'avais oublié ces photos et cette tête, le moustique, pieds nus, la pompeuse aux pieds nus, c'est un titre comme un autre.
ce soir, un peu solennel, enfin pompeuse, à défaut d'être pompette, je me dis je vais écrire quelque chose, assise, le noir, pas de noir, l'écran allumé, je lis, il y a tout le temps des choses à lire sur internet, je vois ma tête sur des photos, pas trop, j'avais oublié ces photos et cette tête, le moustique, pieds nus, la pompeuse aux pieds nus, c'est un titre comme un autre.
mercredi, juin 22, 2011
hair mais noeud tique de l'entre-prise (titre doux-t-oeuf)
j'ai passé la soirée à essayer de faire cuire trois rolys polys à la fraise, avec un four qui avait rendu l'âme. toute tentative de le ranimer vaine, les rolys polys pas cuits à l'abandon, je cherchais un moyen de rattraper la cause, on cherche toujours comment arranger les choses, enfin, moi, je passe mon temps à arranger les choses que j'ai dérangées, je suis un peu dérangée, mais les choses sont rangées.
tous les quinze jours, ça fait quinze jours, ce qui n'a pas été publié à la suite de ce qui précède, j'ai écrit la suite, après la blanche, et les maux de ventre, descendus d'un coup plus bas, et un peu plus profonds, j'avais envie de revenir à moi, de reprendre, et, les mots, la limite d'un journal, j'ai repris et écrit, toute l'histoire, détaillée, un peu de douleur, de ferveur, et un pharmacien.
la semaine dernière, revenue en écriture, je me disais sois plus publique, j'ai écrit tout ça, intitulé "la sextite", assez danse, mon corps transi par quelque chose de plus fort que son inertie habituelle, et, immédiatement, comme une histoire, privée. c'était une cystite, mais plus sexe, enfin, je l'ai écrit, mais ensuite, pour le public, quelle idée de raconter une histoire aussi urticante, alors qu'il suffirait, on pouvait bien écrire des petites pensées plus fiables, des histoires tranquilles d'hommes et de femmes habiles de leurs pensées, j'avais le temps pour ça, mais pas l'envie, la sextite comme le flagrant caprice de ce qu'était ma vocation à écrire : une provocation peu commune, poste restante.
tous les quinze jours, ça fait quinze jours, ce qui n'a pas été publié à la suite de ce qui précède, j'ai écrit la suite, après la blanche, et les maux de ventre, descendus d'un coup plus bas, et un peu plus profonds, j'avais envie de revenir à moi, de reprendre, et, les mots, la limite d'un journal, j'ai repris et écrit, toute l'histoire, détaillée, un peu de douleur, de ferveur, et un pharmacien.
la semaine dernière, revenue en écriture, je me disais sois plus publique, j'ai écrit tout ça, intitulé "la sextite", assez danse, mon corps transi par quelque chose de plus fort que son inertie habituelle, et, immédiatement, comme une histoire, privée. c'était une cystite, mais plus sexe, enfin, je l'ai écrit, mais ensuite, pour le public, quelle idée de raconter une histoire aussi urticante, alors qu'il suffirait, on pouvait bien écrire des petites pensées plus fiables, des histoires tranquilles d'hommes et de femmes habiles de leurs pensées, j'avais le temps pour ça, mais pas l'envie, la sextite comme le flagrant caprice de ce qu'était ma vocation à écrire : une provocation peu commune, poste restante.
mercredi, juin 08, 2011
dis à l'amour que tu m'aimes, merde
Koekelberg, j'ai mal au ventre, à cause de la musique, je crois, il n'y a que des hommes dans le café, je bois une blanche, et la musique, que des musiques chantées par des femmes perdues dans les contrées guimauves de la sensualité.
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